Dépistages, soins et formation — trois axes complémentaires pour accompagner chaque drépanocytaire à Madagascar, des zones urbaines aux communes les plus reculées.
Le dépistage est la deuxième étape essentielle que la population doit franchir pour connaître son statut, après avoir été informée et sensibilisée sur la drépanocytose.
L'ONG LCDM accompagne toujours ses séances de dépistage de campagnes IECCC — Information, Éducation, Communication, Conseil, Comportement — pour sensibiliser et prévenir à la fois.
Bien souvent, ce sont les mères et les grands-mères qui ont la charge de porter les enfants à dépister et de transmettre les résultats au sein de la famille et de l'entourage.
Toutes les villes de Madagascar ne sont pas équipées d'appareils de dépistage. Les prélèvements réalisés dans les zones sans logistique nécessaire sont acheminés vers la capitale par l'équipe de l'ONG et les biologistes de l'hôpital de référence d'Antananarivo. Il y a encore 16 ans, une personne devait parcourir des centaines de kilomètres aller-retour simplement pour une prise de sang.
Disponible à Madagascar depuis 2014 grâce aux mobilisations de l'ONG LCDM. L'électrophorèse de l'hémoglobine permet de détecter la maladie dès la naissance pour une prise en charge immédiate.
Introduit en 2019 en collaboration avec HemotypeSC California — le premier test rapide de drépanocytose à Madagascar. Résultat en 10 minutes au lieu de 3 à 4 semaines, directement sur le lieu de dépistage.
Chaque session de dépistage est accompagnée d'une campagne d'Information, Éducation, Communication, Conseil et Comportement pour maximiser la sensibilisation des populations locales.
Les antennes en périphérie ne sont pas toujours équipés du minimum nécessaire pour accueillir dignement les patients et leurs familles.
À l'hôpital HJRA d'Antananarivo, un ancien centre de transfusion a été aménagé pour devenir un centre d'hospitalisation de jour pour les drépanocytaires depuis janvier 2018.
Un réseau de soins « hôpital-ville » est désormais fonctionnel. Les malades orientés vers les centres hospitaliers sont immédiatement pris en charge grâce à un circuit ciblé et à la mise en place de médecins référents reconnus au niveau des institutions.
Un circuit ciblé permet aux malades orientés vers les centres hospitaliers d'être immédiatement pris en charge. Les médecins référents sont reconnus au niveau institutionnel pour faciliter cet accès.
L'ONG LCDM a multiplié le nombre de ses antennes référents sur toute la Grande Île, du nord au sud, pour permettre une prise en charge au plus près des patients.
Des traitements adaptés et gratuits sont distribués aux patients lors des consultations, sans distinction de commune ni de tranche d'âge. La prise en charge est globale : médicale et psycho-sociale.
Les médecins référents et les équipes soignantes des centres sont formés et certifiés. En 2023, la 1ère promotion du Diplôme Universitaire de Drépanocytose de Madagascar a fait sa sortie.
Compte tenu du coût d'hospitalisation, la majorité des familles optent pour une prise en charge à domicile — peu onéreuse mais aux conséquences souvent délétères pour le malade. L'ONG LCDM travaille à rendre les soins accessibles financièrement pour toutes les familles, quelle que soit leur situation économique.
En 2023, la 1ère promotion du Diplôme Universitaire de Drépanocytose de Madagascar — la promotion Tselatra — a fait sa sortie à Antananarivo, 18 ans après la création de l'ONG LCDM SOLIMAD.
L'ONG LCDM mène des plaidoyers au niveau national et international pour l'accès aux dépistages et aux soins, et pour la reconnaissance de la drépanocytose comme priorité de santé publique à Madagascar.
L'ONG accompagne les drépanocytaires vers la formation professionnelle pour qu'ils puissent se sentir utiles et dignes malgré le handicap invisible, contribuant ainsi au développement de la société.
L'ONG LCDM SOLIMAD dispose de 18 antennes de santé référents répartis sur toute la Grande Île. Dépistage, soins et suivi gratuits.